***

 

Les 17èmes Journées Nationales Prison du 22 au 28 novembre 2010

Accueil Calendrier des Journées Mondiales Journée anti personnalité politique
  Calendrier Semaines Internationales  Partager

Les 17èmes Journées Nationales Prisons se dérouleront dans la semaine du 22 au 28 novembre 2010. L'objectif est de sensibiliser l'opinion publiques sur les conditions désastreuses du milieu carcérale en France.  Le Groupe de Concertation Prison organise ce rendez-vous annuel.

FILMOGRAPHIE

LIVRE

 

Prison : la dernière grande muette ?

Si la peine de prison emporte privation de la liberté d’aller et de venir, elle n’affecte pas, en principe, la liberté d’expression. Pourtant, même si l’interdiction de parler n’y est plus en vigueur, la prison réduit encore au silence celles et ceux qu’elle enferme. La liberté d’expression, droit fondamental reconnu comme tel par la Constitution française et la Cour européenne des droits de l’Homme, fait parfois pâle figure derrière les murs des établissements pénitentiaires. Absence de droit d’association, difficultés pratiques à mettre en oeuvre le droit de vote, limitations des correspondances écrites et téléphoniques, interdiction de signer la moindre pétition… Si de timides progrès ont été posés à l’état de principe par la loi pénitentiaire du 24 novembre 2009, un mutisme contraint frappe encore les « usagers du service public pénitentiaire ». Contre tout espoir, ces nouvelles dispositions législatives, en effet, ne se conforment même pas à la règle pénitentiaire européenne n°50, qui préconise de « donner la possibilité aux personnes détenues de discuter ensemble de questions relatives à leurs conditions et d'en faire part aux autorités pénitentiaires ». Pour les dizaines de milliers de personnes prévenues ou condamnées qui se trouvent actuellement derrière les barreaux, cette absence de prise de parole mène, parfois, à des conflits très violents. Une bonne partie de ces incidents auraient pu être évités si des espaces de parole avaient été aménagés.

La loi contrôle strictement les transmissions d’informations entre l’intérieur et l’extérieur. Quand elle parvient à franchir les murs, illégalement ou après une libération, la parole des personnes détenues est presque systématiquement disqualifiée par le caractère stigmatisant de la sanction pénale. Souvent, aujourd’hui, c’est grâce à la caution morale que représentent certaines personnalités ou certaines associations que la voix des personnes incarcérées et de leurs familles parvient péniblement à se faire entendre dans l’espace public. Mais ces « porte-paroles » ne déforment-ils pas les voix dont ils se disent la bouche ?

Le Groupe national de concertation prison a choisi cette année de mettre en débat l’expression individuelle et collective des personnes incarcérées et de leurs familles. La nouvelle loi pénitentiaire prévoit, certes, une petite ouverture, notamment, en donnant à toutes les personnes détenues la possibilité de téléphoner, au moins à leurs proches, si elles en ont les moyens. Mais pourquoi maintenir cette interdiction de s’exprimer publiquement, individuellement ou collectivement ?

Des formes de consultation institutionnalisée existent déjà au Canada, au Royaume-Uni, en Allemagne, …De fait, il s’établit toujours une forme de dialogue entre les personnes incarcérées et le personnel pénitentiaire.

Alors pourquoi ne pas aller plus loin en proposant des espaces d’expression au sein desquels chacun des acteurs du monde carcéral, à commencer par les personnes détenues, pourrait participer de manière responsable et y être entendu ?

Convaincus qu’une liberté d’expression constructive et respectueuse constitue le fondement de toute société démocratique, les groupes locaux de concertation prison s’efforceront, durant la quatrième semaine du mois de novembre, partout en France, de placer au cœur du débat public ce qui retient encore prisonnière la parole des hommes, des femmes et des enfants incarcérés et de leurs familles.

La prison resterait-elle donc la dernière grande muette ?

En savoir plus : ICI (Fichier PDF)

Le Groupe Concertation Prison : ANVP (Association nationale des visiteurs de prison), Aumônerie Catholique des Prisons, Aumônerie Musulmane des prisons, Aumônerie Protestante des Prisons, Croix-Rouge française, FARAPEJ (Fédérations des associations réflexion action prison et justice), FNARS (Fédération Nationale des associations d'accueil et de réinsertion sociale), GENEPI (Groupement étudiant national d'enseignement aux personnes incarcérées), La Cimade, Secours Catholique, UFRAMA (Union nationale des fédérations régionales des associations de maisons d'accueil de familles et proches de personnes incarcérées),

Communiqué de presse - 27 octobre 2010

FILMOGRAPHIE

 

DOG POUND

Drame de Kim Chapiron. Avec Adam Butcher, Shane Kippel, Mateo Morales, Slim Twig, taylor Poulin, Deswshane Williams, Lawrence Bayne, Trent Mc Mullen, Jeff McEnery. 1h31 – Interdit aux moins de 12 ans – Sortie le 23 juin 2010.

Trois ados connaissent la même destination : Enola Vale. Ici, pas de répit puisque nous sommes dans un centre de détention Nord-américain pour délinquants juvéniles. Davis, 16 ans, trafic de stupéfiant va-t-il devenir le souffre douleur ? Angel, 15 ans, vol de voiture avec violence petit gabarit va-t-il se faire oublier ? Butch 17 ans, lui on ne sait pas pourquoi il est là. Mais son regard vous défigure comme une grenade qui est sur le point de se dégoupiller. Sa colère est prête à voler en éclat. La devise d’Enola Vale : Tu te tiens à carreau, tu sors plus vite. Tu déconnes, tu rallonges ton séjour en enfer. A peine arrivé, Davis est déjà chahuté par le caïd Bank. Dans son sommeil, Butch est rué de coup. Il encaisse ! Il ne bronche pas ! Le personnel l’a à l’œil. A-t-il déjà commis un fait grave dans une autre prison ?

Après « Prophète » sur l’univers carcéral des adultes qui était déjà une claque. « Dog Pound » est un coup de poing plus cinglant. L’acteur Adam Butcher est la révélation de ce film. Il crève l’écran dès les premières minutes du film. Vous êtes envahit petit à petit par sa rage de survie qui va monter crescendo. Des scènes très réalistes ponctuent le récit de ce film avec un point d’orgue la balle aux prisonniers. « Dog Pund » ne vous laissera pas indemne !

 Phil Marso – 29 juin 2010

LIVRE

Sortie le 26 octobre 2010

Phil Marso, l’auteur du premier livre en langage SMS (pa sage a taba vo SMS – 2004) après des témoignages d’orthophonistes invente la P.M.S (Phonétique Muse Service). La P.M.S est une passerelle entre le SMS abrégé (Téléphone portable, forum internet, MSN) et la langue française. Elle est un outil pédagogique en direction des jeunes en difficulté par le biais d’exercices de traduction de la PMS vers la langue française. Après s’être attaqué aux fables de la Fontaine (la font’N j’M ! – 2005), il traduit un roman de Victor Hugo :

« Le dernier jour d’un condamné à mort » de Victor Hugo est un plaidoyer contre la peine de mort et les conditions de vie d’un détenu. Phil Marso l’inventeur de la P.M.S (Phonétique Muse Service) propose la traduction de ce texte en vo P.M.S / Français. L’auteur a ajouté 120 exercices pédagogiques autour du code pénal, de la prison. Ceci pour sensibiliser les mineurs sur les peines encourues en cas de délit. Il remet en situation la responsabilité d’un jeune dès qu’il franchit la frontière de la majorité (18 ans).

*

« Médecin-chef à la prison de la Santé » de Véronique Vasseur (Le Cherche Midi Éditeur)

« Le guide du prisonnier » Observatoire Internationale des Prisons (La Découverte)

« Le guide du sortant de prison » Observatoire Internationale des Prisons (La Découverte)

« Les détenus et leurs proches » Gwénola Ricordeau (Autrement)

« Derrière les barreaux » Philippe Godart (Syros)

« Paroles de détenus » Ouvrage collectif (Librio)

© Megacom-ik / 2010

 
mesure d'audience